Le 29 novembre 2025 s’ouvre sur un mélange de préoccupations et d’événements contrastés : tandis qu’un regain d’activité sismique frappe Piton de la Fournaise — l’un des volcans les plus actifs de France —, provoquant la déclenchement de la phase de vigilance de son plan d’urgence, la scène internationale continue de trembler face à des crises multiples : tensions diplomatiques, instabilité politique en Afrique, et une navigation incertaine entre crises humanitaires et enjeux géopolitiques. Dans ce contexte, le citoyen lambda navigue entre l’écho lointain de ces grands bouleversements et le quotidien — météo changeante, événements culturels, attentes sociales… Ce 29 novembre, l’actualité incarne l’idée que mondial et local, urgence et routine, se croisent plus que jamais.
Alerte volcanique à La Réunion : le retour d’un risque incontournable
Ce vendredi 28 novembre au soir, les services de l’ordre envoient un signal fort : le préfet de l’île de La Réunion déclenche la phase de vigilance du plan Orsec – volcan, après un regain d’activité sismique détecté au Piton de la Fournaise. Les sismologues de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF-IPGP) signalent plusieurs secousses successives depuis le 26 novembre, même si, à ce jour, aucune déformation majeure du sol n’a été observée.
La préfecture, dans un communiqué, demande la plus grande vigilance : interdiction temporaire d’accès aux zones sensibles, consignes aux habitants proches, préparation des secours, et information continue via les médias locaux. Pour les habitants, l’angoisse revient — récits d’éruptions passées, incertitude sur la prochaine coulée, interrogations sur l’avenir. Mais au-delà de la peur, c’est la résilience collective qui se met en place : plans d’évacuation prêts, surveillance renforcée, dispositifs d’alerte opérationnels.
Cet épisode rappelle brutalement que même loin du continent européen, la France doit rester attentive à ses territoires ultramarins — où les risques naturels ne sont jamais totalement écartés. Il met aussi en lumière la complexité de concilier vie quotidienne, tourisme, économie locale et sécurité quand le sol grondant rappelle sa puissance.
Crise globale : instabilité, urgences humanitaires et diplomatie sur le fil
À l’autre bout de l’échelle, la communauté internationale observe avec inquiétude une succession de crises qui secouent plusieurs régions du monde. Selon un dernier rapport des Nations unies, une rupture de régime en Guinée-Bissau s’ajoute à une série d’événements dramatiques : la crise économique à Gaza, des décès massifs liés à des catastrophes naturelles ou inondations, et une saisie record de drogue en Haïti — témoignant d’un vaste réseau de trafics amplifié par l’absence d’État de droit.
Ces événements interconnectés révèlent, si besoin était, la fragilité des équilibres géopolitiques actuels : effondrement économique, déplacement de populations, montée des violences, crise humanitaire, instabilité politique — autant de fléaux qui réactivent les critiques contre l’inaction internationale, et laissent les populations civiles prises en étau.
Du côté des grandes puissances, les diplomaties sont plus que jamais sollicitées : aides humanitaires pour les populations sinistrées, pression sur les gouvernements instables, appels à la coopération multilatérale pour prévenir de nouvelles destabilisations. Mais l’efficacité reste difficile, tant les situations sont complexes, enchevêtrées, et aggravées par des années de négligence ou de conflits larvés.


