En fin de semaine, Javier Milei, le président argentin a fait la promotion sur ses réseaux sociaux d’une crypto-monnaie permettant de financer des entreprises locales. Rapidement, le prix de celle-ci s’écroule et les économistes accusent l’homme d’État d’arnaque.
« Viva la libertad, carajo »
Connu pour ses frasques et ses prises de paroles très tranchantes, le président de la Nation argentine s’est rendu coupable vendredi d’une action qui pourrait lui coûter cher. Sur X, l’homme politique de 54 ans a publié un message vantant la $LIBRA, une crypto-monnaie censée aider les petites entreprises d’Argentine à s’étendre et ainsi privilégier l’économie nationale, volontée du président élu en 2023. La valeur de cette monnaie virtuelle, qui a grimpé après le message de Javier Milei, s’est effondrée aussi rapidement. A la suite de cela, le président a retiré son message du réseau social détenu par Elon Musk et s’est expliqué sur la situation, « Il y a quelques heures, j’ai posté un tweet, comme je l’ai fait à maintes reprises, en soutien à une prétendue entreprise privée avec laquelle je n’ai évidemment aucun lien. Je n’étais pas au courant des détails du projet et après en avoir pris connaissance, j’ai décidé de ne pas continuer à en faire la promotion (c’est pourquoi j’ai supprimé le tweet). […] VLLC !» (vive la liberté, bordel!)
Une procédure contre Milei ?
Javier Smaldone, informaticien et influenceur spécialisé dans le numérique en Argentine était l’un des premiers à porter des accusations contre Milei. « Le président vient de lancer publiquement une arnaque mondiale » avait-il écrit quelques minutes après le message du chef d’État. Fondée sur la très populaire technologie blockchain, la $LIBRA ne serait basée en réalité que sur une pyramide de Ponzi. En effet, avec une côte de quelques dixièmes de dollars avant l’intervention du sociétaire de la Casa Rosada (Maison Rose), cette crypto-monnaie aurait atteint un pic proche des 5 000 dollars, ce qui a permis à certains possesseurs de cette monnaie virtuelle de la revendre quelques instants avant qu’elle ne s’écroule. Économiste de formation, Javier Milei, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone du Congrès argentin qui va tenter de « clarifier les faits et déterminer les responsabilités. » d’après le député de la Coalition civique, Maximiliano Ferraro. Soutenu par une bonne partie de son peuple, Milei sera-t-il vraiment inquiété dans cette affaire ?