L’opération s’est déroulée en pleine mer, dans une zone connue pour être un couloir majeur du narcotrafic dépendant de l’Amérique latine à l’Europe. Selon les autorités françaises, la saisie a eu lieu après l’interception d’un navire suspect par un bâtiment de la Marine nationale. Les marins ont rapidement constaté des anomalies à bord du bateau et ont procédé à une fouille minutieuse, révélant des centaines de bulletins de cocaïne soigneusement dissimulés. Les stupéfiants étaient empaquetés pour faciliter leur transport et éviter leur détection par les forces de l’ordre.
L’intervention a été menée en coopération avec plusieurs agences de lutte contre le narcotrafic, dont le Centre de coordination pour la lutte antidrogue en Atlantique (CECLAD-M), qui joue un rôle clé dans la surveillance des flux illicites transitant par l’océan.
Un coup dur pour les réseaux criminels
La quantité de drogue saisie est exceptionnelle. Avec plus de six tonnes de cocaïne interceptées, cette opération marque l’une des plus grandes prises jamais réalisées par les forces françaises. « 6.386 kg de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à près de 371 millions d’euros, ont été saisis à bord du bateau de pêche, puis transbordés sur le bâtiment (de la marine, NDLR), pour y être détruits conformément à la décision prise par le parquet de Brest», est-il indiqué dans un communiqué consulté par l’AFP.
Cette saisie démontre la persistance et l’ampleur du narcotrafic international, qui repose sur des routes maritimes complexes et l’implication de réseaux criminels transnationaux. L’acheminement de la cocaïne se fait principalement depuis l’Amérique du Sud, en passant par l’Afrique de l’Ouest avant d’atteindre l’Europe. Les cartels sud-américains utilisent de plus en plus les côtes africaines comme point de transit, profitant de certaines failles dans la surveillance maritime et de la complicité de groupes criminels locaux. La France, en tant que pays de destination, est particulièrement vigilante face à ce fléau.
Une intensification de la lutte contre le narcotrafic
Cette saisie record s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des opérations maritimes contre le trafic de drogue. Ces derniers mois, les forces navales françaises ont multiplié les interventions en haute mer, mettant à mal plusieurs tentatives d’acheminement de cocaïne vers l’Europe. Les françaises rappellent que le combat contre le trafic de stupéfiants ne se limite pas aux frontières terrestres : la mer est devenue un terrain clé pour les opérations policières et militaires. En 2024, plusieurs saisies de grande ampleur avaient déjà eu lieu dans l’Atlantique, témoignant de la pression croissante exercée sur les narcotrafiquants.
Avec cette nouvelle interception, la France envoie un signal fort aux réseaux criminels et confirme son engagement dans la lutte contre le commerce illicite de drogue. La destruction de cette cargaison représente une perte colossale pour les organisations mafieuses qui tentent d’inonder le marché européen de la cocaïne. «L’efficacité de l’action de l’État français en mer dans le cadre de la protection des frontières extérieures et de la lutte contre la criminalité organisée» a été saluée par la préfecture maritime.